

Trip-In : Voyage sur les ondes
Sur les ondes de la musique Hip-Hop et Jazz navigue un groupe surprenant nommé Trip-In. Ce projet, c’est l’histoire d’une rencontre entre un saxophoniste (Maxime Steiner) et un faiseur de rimes (Nadir Mokdad) qui ensemble vont se réunir sous un même nom, accompagnés par la suite de trois autres musiciens à savoir Raoul Baumann (rhodes), Maxence Sibille (batterie) et finalement Hakim Boukhit (basse)
De retour de voyage, Nadir rapportera de son périple des textes issus de sa propre inspiration qu’il partagera avec Maxime en créant ainsi un style et une musique qui leur est propres et plus tard un projet musical, mélange savoureux de rimes et de notes qui balancent entre le Jazz, la Soul music et le Hip-Hop.
A eux cinq, ils forment un groupe dont les médias ne manquent jamais de faire remarquer l’optimisme et la profondeur des textes, mais aussi l’amour du travail bien fait. D’ailleurs, leurs prestations scéniques sont toujours très appréciées du public pour l’acoustique et évidemment les textes du jeune rappeur, profonds et enivrants, partageant son vécu, ses interrogations et ses expériences.
A l’occasion de la sortie de leur album ‘’ Autre langage’’, nous nous sommes rendus à Lausanne pour rencontrer Maxime et Nadir sur une terrasse de café entre rires et confidences.
Urban Mag
Interview
Bab’s : Pour commencer, pouvez vous nous dire quelles sont vos influences musicales respectives ?
Nadir (MC): Alors, pour ce qui est du rap français, il y a IAM, Fabe, Rocé, Oxmo, Mc Solaar et en slam Abd Al Malik. Pour les influences venant du rap US, il y a: "Soweto Kinch" qui est un saxophoniste et rappeur anglais. Tu peux ajouter Q-tip, Talib Kweli, Mos Def et enfin Madlib pour sa démarche artistique.
Maxime (Saxophoniste): Pour moi au niveau musical il y a en vrac : J-live, Oxmo plus spécialement "Lipopette Bar", Hocus Pocus avec "73 touches", Cannonball Adderley, The Roots, Asheru, Talib Kweli, Common, a Tribe called quest.
Bab’s : Pouvez-vous nous parler de votre actualité??
Trip in: On aura prochainement un show-case à la Fnac de Lausanne, le 13 juin, un concert à Nyon le 20 juin pour la fête de la musique, et le Paléo festival, le 26 juillet. A partir de septembre, on donnera des concerts en Suisse et France voisine.
Bab’s : Après avoir donné quelques concerts, notamment au Chat Noir à Genève, que pensez-vous du public suisse?
Maxime : Le public Suisse reste encore à conquérir, un cœur à prendre.
Nadir: A travers les expériences qu’on a eues, j’ai réalisé que les gens qui kiffent vraiment dansent à l’intérieur en fait. Ce n’est pas une référence de voir les gens bouger, parce que c’est ceux qui vivent le truc à l’intérieur qui venaient vers moi pour me dire qu’ils kiffaient. Mais le public n’est pas facile en Suisse. Je ne dirai pas que les gens sont fermés mais plutôt réservés en fait.
Bab’s : Pourquoi avoir choisi comme titre d'album "Autre langage"??
Maxime: Parce que c’est ce qu’on propose, un ‘’Autre langage’’. Dans le rap, il y a différentes manières de s’expliquer et de dire les choses. Nadir apporte une observation en se mettant à la place de quelqu’un d’autre et il expose un point de vue.
Bab’s : Quels sont les artistes avec qui vous aimeriez ou avec qui vous avez déjà collaboré?
Trip In : Alors pour ce qui est des artistes avec lesquels nous avons déjà collaboré, il y a: K (sur scène), Jonas (sur scène), Luthor, tigerlily et Faye. Pour ce qui est des artistes avec lesquels nous aimerions collaborer, il y a Marc Kelly par exemple qui est un artiste que nous apprécions particulièrement.
Nadir: Mais il faut avant tout que le feeling passe avec la personne, on a en aucun cas un "plan marketing" de collaboration. Il faut qu’il y ait une rencontre, un échange et ce n’est pas une question d’argent.
Bab’s : Redoutez-vous les étiquettes, comme d’être par exemple classé rap-jazzy dans les bacs?
Nadir: Non pas du tout, on n’est pas contre. Il faut bien commencer par être "classé" ou être rapproché d'un certain style de musique pour après développer notre propre style.
Maxime : Progressivement on a de moins en moins d’étiquettes et on nous associe de moins en moins à d’autres artistes. Qui dirait aujourd’hui : The Fugees ça ressemble à tel ou tel artiste ? Personne. Les Fugees ressemblent aux Fugees et c’est tout.
Bab’s : Est-ce que vous vous imaginez vivre de votre musique??
Nadir: Dans l'absolu, oui. Mais je connais les obstacles du milieu de la musique et je suis en parallèle une formation sociale. Contrairement à Maxime et aux autres musiciens qui peuvent jouer pour d'autre groupes et donc gagner de l'argent, je ne peux pas collaborer avec d'autres artistes parce que j'ai vraiment mon univers personnel.
Maxime: C’est vrai que je pourrais choisir de vivre de la musique mais vu la place que j’ai prise dans Trip In, je préfère me mettre pleinement au service de ce projet sans chercher à en vivre directement et gagner ma vie autrement que par la musique. Vivre de la musique nécessite de faire des concessions qui ne me permettraient certainement pas de mettre autant d’énergie dans Trip In.
Bab’s
samedi 16 mai 2009
Dossier Trip In: Voyage sur les ondes
Libellés : Musique
Dossier: Trip In - Voyage sur les ondes
Chronique: Trip In, ''Autre langage'' 
Réunissant initialement un rappeur (Nadir Mokdad) et un saxophoniste (Maxime Steiner) autours du jazz, le duo sera vite rejoint par trois musiciens qui participeront à leur tour à l’élaboration de l’album, soit Antoine Guenot (basse), Raoul Baunmann (piano) et Maxence Sibille. A eux cinq, ils forment actuellement le groupe « Trip in » et proposent à travers leur projet définitivement hip-hop « Autre langage », une approche musicale du rap teintée de jazz. Tout au long des onze titres que comporte l’album, le mc aborde différents thèmes sur des rythmiques entraînantes composées par le soin des talentueux musiciens. Tour à tour, il traite du repli sur soi sur « Mais c’est qui ? », compose une ode au jazz sur « Mon Bleu » ou aborde les paradis artificiels sur « Faux paradis ». Des thèmes de société ou tout simplement humains voir écologiques comme sur « Nature » ou « Sans parapluie » qui révèlent les prédispositions évidentes de Nadir pour l’écriture. L’ensemble est rondement mené, jusqu’à la pochette travaillée et originale de l’album, tout en découpage/collage.
L’une des « meilleures révélations 2009 » pour Roland Le Blévennec, du Chat Noir à Genève, n’a pas volé son titre.
Bab’s
www.tripin.ch
www.myspace.com/tripinproject
Libellés : Chroniques, Musique, News
vendredi 17 avril 2009
Geneva Unique Battle: Feedback !
‘’Geneva Unique Battle : Unique, et on comprend pourquoi ! ‘’
Cette année 2009 sera probablement l’une des plus riches qu’on connaitra en matière de battles depuis ce qu’on considère comme étant les débuts de la danse Hip-Hop genevoise (qui aurait pris son envol il y a 5-6 ans selon les danseurs de notre région) puisqu’en l’espace de quelques mois, on a déjà pu assister à plus de 5 concours différents dans ce domaine. Les idées éclatent et sans trop pouvoir l’expliquer, le niveau monte rageusement. Voyez plutôt ce qui s’est passé le week end dernier au Centre sportif du Sous-Moulin à Genève.
On nous avait promis une riche palette de danseurs provenant d’horizons bien divers et fort heureusement, le show était à la hauteur de nos espérances. On a pu apercevoir des artistes Suèdois, Canadiens, Français, Suisses, Italiens et Portugais. Ceci sans compter les juges tous issus de la culture Hip-Hop made in USA.
Alors à présent, parlons un peu du show en lui-même. Dans l’ensemble, on retiendra le grand nombre de participants en Popping et en Newstyle (ou Hip-Hop), à savoir près de 30 participants par catégorie ainsi que quelques agréables susprises en Voguing (côte Est des USA ) et en Waaking (côte Ouest des USA), ces deux dernières étant sans aucun doute les plus marquantes de l’événement. Energie, féminité, séduction, glamour et souplesse ont été les ingrédients phares des 8 prétendants au titre de meilleur Vogueur ou Waakeur. Le seul hic, c’est que Tyrone Proctor (juge en Waaking et Voguing) n’était visiblement pas très satisfait des prestations observées, et ceci en particulier pour le Waaking qui est, précisons-le tout de même, son domaine enseigné. Il a donc tout simplement reproché aux participants de mélanger avec maladresse le Voguing et le Waaking, spécifiant tout de même qu’il comprenait l’amalgame causé par les pseudos-professeurs de ces disciplines à travers le monde.
Pour la House-Dance, les sélections furent bien plus originales et variées que ne l’étaient le Pop ou le Newstyle jugés un peu trop répétitif au goût des quelques spectacteurs intérrogés.
Pour comprendre en quoi consistait l’originalité du battle, il fallait patienter jusqu’à la fin, puisque nous avons pu assister à une sorte de ‘’ finale des finales’’ qui opposait les 4 vainqueurs (donc un par catégorie, à savoir House, Newstyle, Popping et Waaking/Voguing) sur des sons acoustiques. L’idée, bien qu’originale, ne semblait pas convaincre les spectacteurs plutôt surpris de voir quatre catégories bien différentes s’opposer. On peut se demander s’il n'aurait pas été préférable d’intégrer l’accoustique à chaque finale plutôt que de mélanger les catégories…
Concernant l’organisation de l’événement, on remarquera que pour une première, le battle fut plutôt bien conçu à quelques détails près ( la caisse peut-être un peu trop désorganisée, des Dj’s qui passent deux fois le même son pour un battle - l’effet de surprise n’est donc pas le même pour les deux danseurs – une disctinction peu claire entre le Vogue et le Waaking… ). Mais s’il y a surtout une chose à retenir de ce battle, c’est sans aucun doute la richesse culturelle de l’événement sans oublier quelques très belles rencontres dont on se souviendra encore longtemps.
S&H
Battle ''Geneva Unique Battle'' 1 vs 1
Organisation : Ledge, Bebimka et sa famille
Date : Samedi 11 avril 2009
Lieu : Centre Sportif du Sous-Moulin (canton de Genève, Suisse)
Site internet: www.ledge.ch/gub
Libellés : Danse
mercredi 15 avril 2009
Chronique : Melting, ''Refais Tourner''
Dans la continuité de leur premier album sorti en Octobre 2005 « On me parlait du plus bel âge », suivi en Septembre 2006 de leur street album « fais tourner », le groupe de la Riviera vaudoise « Melting » sort en Février 2009 son deuxième projet officiel intitulé « Refais tourner ».
A l’écoute des 16 titres du cd, le même constat s’impose : les trois protagonistes du groupe (Jon, Hémo et Mc Déo) nous livrent un album sombre et « mature », frôlant le pessimisme. Représentant dix ans d’investissement dans la musique et autant d’années d’expérience acquise, « Refais tourner » est une bonne surprise en provenance du canton de Vaud.
A la fois intimiste, mélancolique, nostalgique et parfois festif ; cet album réunit ces ambiances en une seule galette, sur laquelle les mc’s nous font partager avec un talent certain leur vision désabusée du monde, leurs constats sur la société et leur vie quotidienne :
« Trop de nos rêves prennent des rides et s’enlisent/ à force d’avoir les pieds dans le vide/ on devient expert de la chute libre/ y a qu’à l’espoir qu’on s’arrime/ un brin d’humour comme barrique/ car au fond on veut tous plus qu’un putain de baril.» sur « partout la même » ou « Evitons de prendre de risques/change de disque/on sait qu’on est seul dans la merde/oublie les grandes devises.» sur la première track de l’album « Melting ».
Alliant le fond et la forme, ils parviennent à transcrire leurs introspections et transmettre leurs émotions à l’aide de textes complexes et soignés comme sur « Le poids des fautes » (…On a tous des erreurs de parcours à énumérer/ quand le ras-le-bol est àl/ bourrés à l’alcool à errer/ rien qui te pousse des cornes/ tu perds ton auréole/ les « je t’aime » réels deviennent des aurores boréales…), le tout accompagné de flows souples. Les productions inspirées et propres de Jon collent parfaitement aux ambiances qui se dégagent de l’album.
Seul bémol, la présence des textes dans le livret aurait été la bienvenue.
Bab’s
www.meltingproduction.com
www.myspace.com/meltingproduction
Libellés : Chroniques, Musique
dimanche 12 avril 2009
The ONE Battle !

THE ONE 2ème edition / HIP-HOP DANCE BATTLE
SAMEDI 18 AVRIL 09 / CHATEAU-ROUGE / ANNEMASSE-74
Samedi 18 avril – de 14h à 19h30 Battles BBOYING / POPPING / HIP-HOP / HOUSE
Grande salle et Café de Château-Rouge // Tarifs : 10 € / 6 €
Juges : LAOS / TIP / SALLY SLY
Deejays : Dj BEN / Dj ROGER B Speaker : Belox
Money Price de 400 € par battle
2 SALLES – 2 AMBIANCES
14h30: Battle Breakdance
16h30: Battles Hip-Hop, Pop, House
inscription danseurs (gratuite) sur place de 12h30 à 14h
Samedi 18 avril - 20h30 after party / FREESTYLES ET HIP-HOP DANCE SHOWS
Salle Café de Château-Rouge // entrée libre
Les Dj’s de l’événement prolongent leurs sets, les cercles continuent ! Tous les danseurs sont invités à présenter leur Shows (sur CD, 5 min maxi)
INFORMATIONS PRATIQUES
Billeterie : uniquement sur place le jour même
Retrouvez la programmation complète sur :
http://www.theonemagazine.net
http://www.myspace.com/theonebattles
infos au +33(0)662 896 586 + 33(0)472 260 168 ou par mail : theone_battle@hotmail.fr
COMMENT VENIR ?
SALLE CHÂTEAU-ROUGE - 74100 ANNEMASSE
1 route de Bonneville - Face à la piscine et boulodrome
Parkings du centre ville proches
DEPUIS LYON et PARIS
direction Genève / Bellegarde / Annemasse centre
DEPUIS GRENOBLE et SUD
direction Chambéry / Annecy / La Roche/Foron / Annemasse centre
DEPUIS LAUSANNE
Direction Genève / suivre Chamonix / Annemasse centre
samedi 21 mars 2009
Mode: Juste Debout suisse, le défilé urbain
Juste Debout suisse, le défilé urbain
Amoureux du hip-hop et de la mode bonjour. Je sais que la parution de cet article est un peu tardive, mais excusez moi, mon escapade africaine m’a un peu retardé. Bref il y a un peu plus d’un mois, le Juste Debout Suisse s’est déroulé sur Genève. Mais derrière la manifestation quelque chose d’autre m’intéressait : le défilé urbain venu des quatre coins de la Suisse Romande voir de plus loin. En effet ce genre d’événement nous propose très souvent quelques styles assez originaux. Alors faisons bien et parlons peu. Voici un tout petit échantillon de ce qui s’est fait en ce dimanche 8 Février.
Photo 1 : Malco
Il Porte :
Des sneakers Nike Air Jordan Retro 4
Un polo et un gilet Made In Zara
Une casquette New Era Brooklyn
Photo 2 :
Elles portent :
Des sneakers Reebook et Adidas Retro
Une Jacket Adidas, Chemise à carreaux
Photo 3 : Jean-Louis
Il Porte :
Sneakers Nike Air Max
Un jeans La Redoute
Une Jacket Adidas
Une casquette Ed Hardy
Photo 4 : Yar Jack ( Warriorz )
Il Porte :
Sneakers Nike Air Dunk SB
Un jeans slim simple
Chemise a carreaux « K »
Une Casquette New Era NY
Photo 5 : Ullrich & Mael
Ils Portent
U : seakers Supra Red Skytop
Un jeans Levi’s
Une cinture Gucci
Un sweat Crooks-Castle
Un Gilet Crooks-Castle
M : sneakers Supra Gold Skytop
Un jeans Levi’s 503
Un pull jaune simple
Une veste vinyle Astoria
Libellés : Mode
Buzzzz
DON’T TRY TO F*** MY CREW UP !
Photo: JKP Studio
Cher lecteurs bonjour ou bonsoir suivant l’heure à laquelle vous lisez ce nouveau numéro d’Urban Mag. Pour inaugurer cette nouvelle rubrique, j’ai choisi de m’attaquer à un sujet que tout le monde connaît, ou presque, étant donné que c’est vous qui faites la pluie et le beau temps (pour une fois) dans ce milieu-ci.
Je veux bien sûr parler des soirées. Nous sommes chaque week-end des milliers, moi le premier, à fréquenter les diverses boîtes romandes. Mais ce que peu de gens remarquent, c’est que derrière chaque soirée il y a un nom. Que ce soit celui d’un label comme dirai Swag « une bande de pote » ou une vraie structure experte en la matière. Parce que c’est vrai que ces temps-ci, les « labels » poussent comme les stars de la pop mais au final, très peu ont un véritable niveau et une vraie marque de fabrique. Parmi elles, certaines sont de véritables structures qui ont un nom dans le monde du clubbing.
Pour cela nous allons, pour ce premier volet, nous pencher sur la capitale du clubbing romand par excellence. Avec des boîtes comme le Mad, le Cult et bien sur le Loft, Lausanne est sans nul doute la ville du clubbing par excellence en Suisse Romande. Il n’y a qu’à voir le nombre de clubbers qui chaque week-end affluent dans la capitale olympique. Et dans ce monde de soirées, il y a bien sûr celles qui sont consacrées au Hip-Ho et d’ailleurs dans ce domaine, il y a 3 structures à Lausanne qui font plus parler d’elles que les autres. Je dis qui font plus parler d’elles que les autres parce que des structures comme ça, il y en a des dizaines. Certaines sont inconnues (y compris de moi), d’autres alimentent les conversations msn et prennent de la place sur les murs de Facebook.
Parmi ces structures, je vais tout d’abord citer trois d’entre elles qui bénéficient sans doute de la meilleure côte de popularité sur Lausanne.
Alors pour commencer, je vais appeler à la barre le collectif Time-Club A.k.a. La Force Sure. En Suisse Romande, il y a deux choses qu’un bon clubber amateur de Hip-Hop a déjà fait au moins une fois dans sa vie: aller au Loft Club de Lausanne et aller à une soirée Time-Club. Beaucoup diront que ces soirées sont toujours pareilles : les mêmes têtes, les mêmes sons et les mêmes Dj’s. Mais malgré cela, les soirées Time-Club sont toujours blindées, à croire que la population aime écouter les mêmes sons et cela avec les mêmes têtes et les mêmes Dj’s (je sais que c’est vrai). Mais Time-Club, c’est avant tout une marque de fabrique et surtout une méthode efficace : une omniprésence en Suisse Romande à la veille de chacune de leurs soirées. Un genre plus on te voit, plus tu blindes et le bouche à oreille fera le travail que les milliers d’affiches et flyers n’auront pas fait.
Bien entendu, les puristes seront un peu boudeurs, parce que Time-Club pourrait s’apparenter à Konvict Music de Akon ou Bad Boys de Diddy, en gros, un objectif : le fric !
Time-Club, c’est du business et du vrai. Un concept qui fait vendre la manière du Making The Band de Diddy, mais n’est-ce pas là l’un des buts du game ? Je vous entends crier que ça doit être pour l’amour de la musique, mais pour ça, il faut rester à la maison avec le nouvel album de Common. Que vous soyez Hip-Hop, Dancehall, Rnb, Zouk, Kuduro ou d’un tout autre genre qui groove, vous serez servi. C’est ça la méthode Time-Club : il n’y a pas de public spécial, tout le monde est visé.
Mis à part le fait de servir tout le monde, ce qui les met peut-être (je dis bien peut-être) au dessus des autres, c’est une méthode de promo assez exceptionnelle. Pas seulement en affiches et en flyers, mais aussi sur Internet. Pour ma part, je suis partout sur le net donc que ce soit sur Netlog, Myspace, Hi5 ou Facebook et avant chacune de leur soirée, j’ai droit à leur inévitable promo. Mais quand ils font pareil avec presque 30'000 personnes, sans compter les internautes qui voient toute cette pub, c’est tout à fait normal que le résultat soit d’une telle ampleur. Et pour moi, quand une structure est capable d’avoir un public qui est prêt à se déplacer à chaque soirée et surtout quand une structure arrive à faire bouger 1300 personnes en pleine campagne pour une soirée accompagnée d’un concert de zouk, on peut dire qu’elle gère.
Il fallait bien quelqu’un, ou plutôt un crew, en tête de liste. Je crois que vous serez d’accord avec moi si je dis que Time-Club mérite ce titre. Mais pourtant, on commence gentiment à voir leurs probables limites. Deux pseudos échecs dont vous avez probablement entendu parler, avec deux événements pour la nouvelle année : le premier à moitié convaincant et le deuxième tout simplement décevant. On peut leur trouver des excuses comme un manque d’expérience pour ce type de manifestation mais on craint que Time-Club ait de la peine à organiser eux-mêmes ce genre d’événements qui mettent un point d’honneur à une année et donne le ton à une nouvelle année, la faute peut-être à une organisation bâclée et à un manque de prévenance à l’égard du public. L’avenir nous dira si c’est un problème d’expérience, de malchance ou tout simplement de manque de méthode.
Mais Lausanne ce n’est pas seulement Time-Club. Il y a d’autres groupes qui montent pour contester le trône au Roi. Et dans la catégorie du petit qui monte, j’ai nommé Get Up Move On A.k.a Celui Qui Monte Gentiment Mais Sûrement.
Cela ne fait même pas un an que leur nom tourne dans les conversations des gossips suisses romands mais ils sont en train de se faire véritable nom dans ce monde. Et pourtant leur tâche n’a pas été facile avec l’amnésia comme terrain de jeu il est dur de ce faire une clientèle quand on est résident du club le moins bien placé (en dehors des jours d’été) à Lausanne. Pour ceux qui ne connaissent pas l’amnésia c’est le club du bord du lac ce qui veut dire qu’en été vous sortez de soirée avec le levé du soleil droit devant vous idéal pour quelques after improvisées, mais en hiver vous avez droit à la bise du lac et si vous avez le malheur de ne pas avoir de moyen de locomotion le premier bus ne pointe pas son nez avant six heures et les taxis reviennent de droit aux plus agressifs. Bref trêve de paroles, il est vrai que dans ce contexte ce n’est pas un cadeau qui leur a été fait mais bon en début de carrière on prend ce qu’on nous donne et on se tait !
Mais malgré tout ils arrivent presque je dis bien presque à faire de l’ombre au Loft…non je rigole, mais ils ont une bonne clientèle, âgée de moins de vingt-deux ans…
Car c’est sûrement leur plus gros point faible c’est que leur soirées s’apparente beaucoup plus à des booms qu’a de vraies soirées HipHop. Loin de moi l’idée de dénigrer mais si seulement les videurs de l’amnésia faisaient mieux leur boulot je pense que la clientèle des « Get Up Move On » serait en net baisse… Mais revenant aux bons point si vous le permettez.
Alors niveau sons leurs soirées, c’est du lourd ! Des hits du moment aux gros classique rien n’est oubliez, même si je me retrouve parfois être le seul à bouger sur Hypnotize de BIG ce qui est normal vu que les autres clubbers étaient trop jeune à l’époque de cette bombe du HipHop. Mis à part ça niveau son, c’est du même calibre que Time-Club, ils peuvent très bien enchaîner un Swagger Like Us ou Ca Sonne de Werrason (Ndombolo) ce qui est un bon point pour eux étant donné que leur clientèle est à majorité amatrice de musique africaine (Ndombolo, Kudurro et Kizomba). Mais cela ne m’étonne que très peu quand on sait que c’est Dj’s Nalyd et Baylor aux platines.
Ca fait vraiment longtemps que Nalyd me fait bouger et j’ai très rarement été déçu par ses sets et cela avant même que les portes des clubs lausannois me soient ouvertes. Tandis que Baylor va plutôt mixer à la manière d’un Chabal au rugby : Tu mets le feu et tu t’en vas. Ne serait-il pas assez endurant pour tenir deux heures aux platines ? En gros ce que l’on peut reprocher à Get Up Move On c’est un manque de qualité dans l’ensemble de la soirée. Car certains sortent pour faire des rencontres et quand on a vingt-deux ans et qu’on se retrouve à draguer un enfant d’à peine seize ans ça refroidit pour les fois d’après, à ce moment là autant aller à la Rotonde de Neuchâtel. Mais laissons leur le temps d’évoluer avec une vraie clientèle et lorsque je vois que les dates de Nalyd et de Baylor au Mad deviennent de plus en plus nombreuse je n’ai pas réellement de soucis à me faire de se coté là.
Après avoir parlé des structures qui font bouger le Loft, l’Amnésia, le Mad et l’Atelier Volant je me devais parler de celle qui fait assez régulièrement bouger le Cult donc pour finir j’ai nommé le collectif OmegaProd A.k.a. Les Américains Sur Les Montagnes Russes.
En effet OmegaProd s’apparente vraiment à un label américain avec des rappeurs (y’a pas d’autres mots pour eux…) et un Dj. Je vous entends déjà crier à l’escroquerie, mais laissez moi au moins commencer. Certes il y a de mauvais points…que j’éviterai de trop détailler, mais il y a aussi de bons points. Commençons, OmegaProd c’est tout d’abord un homme Ange que vous avez sûrement dû voir si vous avez au moins vingt ans et si vous avez fréquentez l’Atelier Volant avant 2007. Donc après avoir fait ses armes à l’Atelier Volant, il a créé OmegaProd recruté quelques gueules d’ange (jeu de mots…) pour attirer les demoiselles et surtout a fait signer des rappeurs. Oui signer ! Car selon une légende urbaine qui tourne dans Lausanne, pour éviter que personne ne vienne lui voler ses précieux rappeurs il les a fait signer, mais rien n’est prouvé, ni démenti toute fois. Du coup niveau soirées, le résultat est assez mitigé. Certes ils n’ont pas la constance de Time-Club mais ils ne font pas salle comble à chacune de leurs soirées et le fait qu’ils commencent à fuir Lausanne ne les arrange pas. Mais ce qu’on peut surtout leur reprocher c’est le fait de vouloir sprinter sans savoir marcher ! On connaît tous (enfin presque) les deux têtes d’affiches d’OmegaProd, j’ai nommé Jessy et L-Not Style qui ont déjà quelques showcase à leur actif mais aucune mixtape ni streetalbum !
Et le problème il est là. Avant de faire un showcase un artiste doit avoir livré une mixtape ou au moins quelques sons sur le net et quand je dis sons je ne parle pas de petit enregistrement sur le beat de SouljaBoy enregistré avec audacity… Bon mis à part ce point-ci OmegaProd c’est du sérieux. Le NewGeneration Festival c’est eux du moins en partie. Et n’oublions pas qu’ils ont dans leurs rangs l’un des meilleurs Dj du game à savoir Dj Zoumanto qui n’a bien sur plus rien à prouver dans ce milieu Dj reconnu des clubbers et des autres Dj’s. Donc en résumé OmegaProd c’est du bon comme du moins bon : des rappeurs qui doivent encore prouver leur valeur et un Dj certifié excellent.
Alors c’est ça « Lausanne la nuit », des crews qui se battent pour la suprématie, pour être le premier choix des clubbers. Mais comme lors d’un procès, ce sont les jurés qui décident au final et là les jurés c’est vous chers lecteurs…
Prochaine étape Geneva City, ça promet…
Babyfaya
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